Voyage en Transsibérien, un train mythique - Est'Capade, votre spécialiste Russie et Transsibérien

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Transsibérien

LE TRANSSIBERIEN, UN TRAIN MYTHIQUE...

           La vision de Frédérique, directrice d'Est'Capade...


"Fleuves géants, déserts glacés, taïga sans limites, températures extrêmes : en Sibérie, la géographie n'y va pas de main morte. L'histoire non plus, qui en a  fait la terre des bagnards et des déportés, l'un des noms du Malheur au XXème siècle. "

"Aimer la Sibérie, ça ne se fait pas. Pourtant ce nom terrible a pour moi un vrai charme secret. D'abord, il est beau. Comme Ienissieï,Lena, Indighirka, Krasnoïarsk.  

Les noms ont une  couleur, une odeur. Il en est qui ont l'expansion des choses infinies. Sibérie, ça sonne bien, vaste, comme Sahara. J'y entends tinter le fer, j'y vois briller la  fourrure des zibelines. »

Olivier Rolin (extrait de « Sibérie »)



Sibérie, transmongolien, transsibérien, steppes, taiga, toundra ... autant d’images qui réveillent notre imaginaire. A ces seuls mots tintent les clochettes du tarantass de Michel Strogoff, résonne la chanson de Lara du « Docteur Jivago », nous revient  la « Prose du transsibérien » de Blaise Cendrars.
7600 kilomètres séparent Moscou de Pékin, 9300 Moscou de Vladivostok.

Vous quitterez le rythme éffréné de la capitale russe et traverserez d’abord la plaine avant de pénétrer dans les profondes forêts de l’Oural. Votre regard se perdra ensuite dans l’immensité des steppes et de  la taïga avant de retrouver un paysage plus montagneux à Krasnoiarsk. Puis, un peu après Irkoutsk, vous longerez durant quelques heures la « mer de Sibérie », le lac Baikal. S’offriront ensuite à votre regard les steppes bouriates. Qui deviendront mongoles si vous vous dirigez vers Pékin. Qui rejoindront les rives du fleuve Amour si vous filez vers Vladivostok.


Le train est à lui seul un voyage dans le voyage. Se plonger délicieusement dans le livre qui vous attend depuis des années par manque de temps, bavarder avec ses voisins en sirotant un thé tiré du samovar du wagon, coller son nez aux vitres de son compartiment pour admirer les paysages tout en rêvant, grignoter les poissons, fruits de saison, salades maison que l’on trouve au hasard des quais de gare, adopter le rituel du wagon restaurant une fois de temps en temps  ou encore sentir tout simplement les heures passer, lentement, les absorber en même temps que le décalage horaire qui s’opère tout au long du voyage. Autant de moments privilégiés que cet immense pays qu’est la Russie peut vous offrir.  -  
Frédérique...



           Un peu d'histoire...


Le Transsibérien (en russe : Транссибирская магистраль, Transsibirskaïa maguistral ou Транссиб, Transsib) est une voie ferrée de Russie qui relie Moscou à Vladivostok sur 9 288 kilomètres. Elle est souvent confondue avec les trains qui y circulent, qui portent pourtant des noms différents selon les destinations qu'ils desservent. La ligne du Transsibérien traverse plus de 990 gares. De Moscou à Vladivostok, la durée du voyage est d’une semaine. La majorité de la population de la Sibérie se concentre le long du Transsibérien où se trouvent quelques bassins industriels importants, dont le Kouzbass.

Le gouvernement russe avait pour but de développer l’économie de la Sibérie, d’appuyer la flotte russe du Pacifique et d'augmenter l'influence commerciale et politique de la Russie en Chine.
Un premier tronçon du transsibérien avait déjà été achevé en 1888, de Samara à Oufa. Mais c’est le 17 mars 1891 que le prolongement d'Oufa jusqu’à Vladivostok fut décrété par oukase du tsar Alexandre III. Par la suite l'aide sensible des emprunts français et de la compagnie internationale des wagons-lits jouent un rôle de premier plan pour le financement des projets.
Le tronçon Samara, Oufa, Zlatoust, Tcheliabinsk fut inauguré le 26 octobre 1891.



Le Transsibérien, c'est:

    -sur 2 continents
    -9300 km de Moscou à Vladivostok
    -7600 km de Moscou à Pékin
    -à travers 12 régions
    -traverse 87 villes et 990 gares
 

De Moscou à Vladivostok, par Euronews

La ligne transsibérienne en 1904

En 1904, les travaux étaient à peu près achevés. À la voie trop légère fut substituée une voie plus lourde, de façon à pouvoir augmenter la vitesse. Jusqu’au Lac Baïkal la traction se faisait par des machines de type articulé Mallet, avec quatre essieux couplés et un essieu porteur à l’avant pour les trains de voyageurs et avec six essieux couplés pour les trains de marchandise. Au-delà, c’était des locomotives compound à deux cylindres extérieurs et à cinq essieux, dont quatre couplés. Avant la construction de la voie ferrée qui contourne le lac Baïkal par sa côte sud (terminée en 1904), la traversée du lac se faisait en bac et il fallait l'aide d'un brise-glace en hiver.
Le Transsibérien traverse alors la Mandchourie via le chemin de fer de l’Est chinois. Mais avec la perte de ce territoire par l'Empire Russe en 1907, l'exploitation de la voie ferrée était devenue problématique. Le gouvernement a alors décidé de construire une voie qui passe plus au nord par le territoire russe (via la ville de Khabarovsk).

La construction de cette œuvre magistrale fut terminée en 1916 avec l' ouverture du pont sur l' Amour à Khabarovsk. Elle passe désormais entièrement par le territoire russe et permit de relier l'est et l'ouest de la Russie. Le point de départ à Moscou se situe à la gare de Kazan et à la gare de Yaroslavl.

Découvrir la vie à bord du Transsibérien...


 
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